"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé." Alfonse de Lamartine.

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé." Alfonse de Lamartine.
VISITEURS FANTOMES: JE SAIS QUE VOUS ETES LA. JE VOUS AIME. MAIS J'AIMERAI ENCORE PLUS UN COMMENTAIRE DE VOUS, MEME S'IL EXPRIME UN DESACCORD. "TOUT CE QUI NE TUE PAS REND PLUS FORT."

Salutations, chers compatriotes!

Je viens en paix!



Ici, point de récits aux nombreuses digressions orthographiques de groupiasses en chaleur, fi de ces bastions musicaux tels Tokio Hotel,
seule la vie banale mais néanmoins interessante de Sia, jeune fille blessée au plus profond d'elle même.




Un chevalier a plume blanche viendra-t-il la sauver?







E N T R E Z__D A N S__M O N__M O N D E.









#


Pour être prévenues de mes suites, c'est simple: un commentaire à la fin du dernier chapitre.



#


Pour être abreuvé(e) de commentaires de remerciement, c'est simple: une note dans les annuaires où je suis inscrite.

- Zwillinge Annuaire -



#


Pour avoir la réponse à une question c'est simple: posez la ici, j'y répondrai ici.



#


Pour déposer sa pub ici, c'est simple: cliquez sur "laisser un commentaire", donnez moi envie de venir, et peut-être, je dis bien peut-être que je viendrai, si votre commentaire m'a vraiment plu. Faites preuve d'imagination.



#


Pour pouvoir lire ou être une de mes fictions coup de coeur, c'est simple: attendez que j'ai mis votre lien ici.

- Ravens Meadow -



#


Pour savoir où j'en suis dans ma fiction, c'est simple: regardez juste en dessous.

- Cinquième chapitre en cours d'écriture -


#


Pour pouvoir enfin se plonger dans mon récit, c'est simple: Lisez la suite.

NB: le petit * avec marqué music devant, il faut cliquer dessus. Et écouter un peu les paroles, ou bien trouver une traduction, si on est mauvais en anglais.


[Auriculaire]

perso: *

blog d'où ont été tirées certaines images: *

# Posté le samedi 04 juillet 2009 06:56

Modifié le dimanche 30 août 2009 13:24

Numéro Un. Number One. Nummer Eins. Numero Uno. Nummer Eén.

Numéro Un. Number One. Nummer Eins. Numero Uno. Nummer Eén.
Music: *_____Traduction: *


Ciels éthérés aux nuages empourprés,
lieux souterrains où des stalagmites s'envolent jusqu'à atteindre cette allure de perfection inégalée.


<<Par delà les Miasmes morbides de nos Chagrins d'antan,
Une vie de Plaisir et d'intense Bonheur nous attend.>>




xxx




____Danse avec moi.
Tourne, virevolte, saute. Pars loin de ces endroits tristes et sombres pour t'envoler vers l'inconnu.
____Respire avec moi.
Sentir l'air qui pénètre tes poumons, sentir ceux-ci se gonfler jusqu'à n'en plus pouvoir, et tout relâcher, sentir cette chaleur qui endort ton palais et réveille tes sens.
____Vis avec moi.
Promets l'impossible, jure de ne jamais échouer, oblige-toi à dépasser tes limites. Savoure chaque instant et meurs loin des futiles agitations des insectes que nous sommes.
____Rêve
jusqu'à n'en plus pouvoir, emplis toi de rires, pleure de joie, crains la tristesse.

_______________Pense à moi.

___________________________Nous nous retrouverons au paradis...







___Je repliai la lettre en soupirant, inspectant minutieusement chaque minuscule aspérité du papier, traquant une once de trace d'usure. Trois ans. Trois ans que je ne dansais plus, ne respirais plus, ne vivais plus. Levant les yeux au ciel, je cherchai dans les étoiles un indice, une trace pouvant m'indiquer que le paradis existait. Je pris une grande inspiration, guettai cette chaleur qui m'aurait montré que tout n'était pas fini. Mais non.

___Je dépliai mes jambes ankylosées avec difficultés, pris appui sur le tronc du chêne contre lequel je m'étais adossée, lançai un dernier regard à la voute céleste puis me détournai, un murmure s'échappant de mes lèvres sans que je puisse le contenir.

________- Tu n'avais pas le droit.

___Les épaules voutées, je rentrai à l'intérieur de la vaste demeure qui était la mienne. Mes parents avaient dépensé une fortune pour construire la maison de leurs rêves. Pour moi, ils avaient fait creuser une piscine et installé un studio de danse dans la salle jouxtant ma chambre. Pour moi. Moi, Sia, seule et unique fille chérie d'un grand industriel et d'une star du cinéma. Ce studio de danse, je l'avais utilisé pendant Neuf ans. Puis je m'étais arrêtée, ne réussissant pas à retrouver le calme qui m'envahissait quand Tu étais encore là.
___Maintenant ma vie était vide et j'avais un nouveau cheval.
___Mes parents avaient déployé des trésors d'imagination après que Tu sois...partie. Ils voulaient à tout prix me sortir du silence dans lequel je m'étais murée. Ils avaient échoué. Cela faisait Trois ans que je n'avais pas prononcé un seul mot. Sauf pour Te parler, quand la pression devenait trop forte et l'Absence trop lourde à supporter. Je sais que c'est idiot, de parler à une morte. Disons les choses comme elles le sont. Mais je ne peux m'empêcher de penser que Tu veilles encore sur moi.

___D'ailleurs, c'était bien marqué "Avec moi", non?

___Je gravis lentement les marches de l'escalier et tapai le digicode qui me permettait d'accéder à ma chambre. Réprimant un sourire désabusé, je poussai la porte. La lumière s'alluma progressivement dès que j'eus franchi la limite entre leur monde et le mien.
___Il ne restait plus une seule photo de ce temps révolu où "Je" était "Nous". J'avais tout brûlé un jour de désespoir et l'avais amèrement regretté. J'étais terrifiée à l'idée d'oublier un trait de Ton visage. Je voulais encore Te voir rire, voir de petites rides se former autour de Tes yeux et des fossettes se creuser sur Tes joues. Je voulais encore sentir Ton odeur, Ta main sur la mienne, Tes lèvres qui claquent sur ma pommette. Je voulais encore entendre le son de Ta voix, les clochettes de Ton rire et la douceur de Tes pas. Je voulais encore danser, respirer, vivre avec Toi. J'en voulais encore et ne pouvais me résoudre à aller de l'avant.
___Pourtant j'avais eu du temps. Une lente agonie de Six mois. Six mois durant lesquels je T'ai vue te déliter, ton sourire s'effacer et ton visage se creuser. Six mois pendant lesquels je T'avais vue souffrir, maigrir, mourir. Six mois au cours desquels j'aurais dû me faire une raison, comme Tu t'es efforcée de me persuader. Je n'ai pas réussi, tout simplement. Sans Toi, mon univers s'effondrait. Je ne pouvais tout simplement pas Te laisser mourir. Et pourtant Tu l'avais fait, malgré mes larmes, mes cris et mes jurons. A l'instant où Tu as poussé ton dernier soupir, j'ai cessé de croire à la Vie.

___Je me glissai dans mes draps et claquai dans mes mains. La lumière s'éteignit, je m'endormis.
Un sommeil sans rêves, comme depuis Trois ans.




xxx




Un début court, mais mieux vaut installer en douceur cette ambiance.
Ce qu'il faut retenir, c'est justement cette douceur, ce brouillard.
Ce que j'ai voulu expliquer,
c'est que l'héroïne est comme emmitouflée dans un univers de coton,
imperméable au monde depuis la mort de Elle.
Evidemment, je suis un peu stressée pour ce premier chapitre.
Qu'en pensez vous?
J'attends vos commentaires...

[Auriculaire]

# Posté le samedi 04 juillet 2009 12:44

Modifié le mardi 07 juillet 2009 05:49

Numéro Deux. Number Two. Nummer Zwei. Numero Dos. Nummer Twee.

Numéro Deux. Number Two. Nummer Zwei. Numero Dos. Nummer Twee.
Music: * _____Traduction: *


Mains aux doigts effilés qui doucement glissent sur la peau,
Reflets irisés d'un diamant d'une perfection à demi-mot.


<<Oublie le passé, ne pense pas au futur,
seul le présent peut te libérer de tes angoisses.>>



xxx



___La lumière tamisée de mon réveil ainsi que la musique qui s'en échappait me sortit de mon sommeil. Je m'étirai en baillant, sentant mes 9 années de danse s'éveiller avec moi. Sans écouter mes pulsions, je me levai en même temps que mes volets électrisés, et entrai dans ma salle de bain. L'eau se mit aussitôt à couler, et lorsque je me fus déshabillée, je m'enfonçai dans une baignoire gigantesque remplie presque à ras bords d'eau savonneuse.
___Je me délestai de ma crasse les yeux fermés, cherchant un repos que je n'arrivais pas à trouver. A chaque instant Ton image me revenait. J'avais l'impression de Te trahir à chacune de mes respirations. Culpabilité du Survivant. J'avais lu ça dans un magazine que mes parents avaient eu soin de laisser sur mon chemin. Il parait que les personnes ayant survécu à un drame qui a entraîné la mort d'un de leurs proches ont des remords, voudraient être morts à la place de l'autre, et se posent sans cesse la même question :

________- Pourquoi moi ?

___Ma voix s'éleva dans la salle de bain, avec pour seul auditeur l'écho. Oui, pourquoi moi. Pourquoi est-ce Toi et non moi qui a été diagnostiquée de ce cancer ? Comment se fait-il que tu aies pu avoir cette maladie, toi qui n'a jamais fumé, jamais bu, jamais consommé d'alcool ni même de médicaments ? J'avais vu sur les toilettes de notre école un tag qui maintenant était mon mot d'ordre : "Life is a bitch, and then you die". C'est exactement ça. Ma vie entière est concentrée dans cette petite phrase.
___J'ai tellement rêvé de prendre ta place, de venir sur ce lit d'hôpital, de mettre tes perfusions à mon bras, perdre mes cheveux, mais de Te voir souriante à côté de moi. En vie. Et en bonne santé.

___Je plongeai ma tête dans l'eau, espérant faire taire mes pensées dans le vaste silence aqueux qui vidait ma tête, avant. Avant. Il aura toujours un « avant » et un « après » Ta mort. Enervée par mon incapacité à penser à autre chose qu'à Toi, je sortis du bain. Je m'enveloppai dans une serviette, et entrai dans mon dressing. Il était plus grand que ma chambre.




xxx




________- Punaise, Sia, mais comment tu fais pour avoir autant de vêtements???

________- Mes parents. Ils pensent qu'en tant que fille habituée aux tapis rouges, je me dois de ne jamais porter la même tenue deux fois. Et pour ça, les couturiers se pressent pour me proposer leurs créations, à porter lors des galas pour leur faire de la pub. La marque Sia, ça vend.


___Je lui souris d'un air désabusé, les yeux pleins d'excuses. Elle s'allongea sur mon lit, mit les mains derrière sa tête.

________- Qu'est-ce que je rêverais d'avoir une maison comme ça...

___Aussitôt, je lui sautai dessus en riant.

________- Tu y dors déjà presque tous les soirs! Et si tu veux, j'échange mes parents contre les tiens! Les tiens, au moins, se souviennent de ton âge...


___Elle se redressa.

________- Non...Ils se sont encore trompés?

________- Sur le gâteau, il y avait marqué 13 ans...

________- Mais ils peuvent pas se mettre dans la tête que tu grandis? Ca fait deux ans que tu n'as plus 13 ans!

________- Heu, oui, ça moi je sais, mais pour eux...Une fille de 15 ans, ça les fait vieillir, tu comprends?

________- Mouais...Ca te fait surtout vieillir toi!


___Je lui lançai un coussin qu'elle attrapa avant de me l'envoyer dans la figure. En riant, nous commençâmes à nous assommer à coups d'oreillers.




xxx




___Mon sourire flottait encore sur mes lèvres quand j'entrai dans la cuisine. Les yeux bleu azur de ma mère me scrutèrent. Je crois qu'elle avait perdu l'habitude de me voir sourire. Depuis Ta mort, elle avait arrêté de tourner, et s'était entièrement consacrée à moi. Maintenant, elle savait mon âge. Et beaucoup d'autres choses. Sans importance pour moi, maintenant. Mais pour ma mère, si. Ses cheveux avaient blanchi, son visage s'était peu à peu délesté de ses couches de maquillage, des rides étaient apparues sur son front, ses vêtements s'étaient allongés. Dans la maison. Evidemment, rien n'avait changé sur les photos que la presse people continuait à s'arracher. Seuls ceux qui partageaient son quotidien pouvaient voir les racines blanches qui pointaient lorsque sa coloration s'estompait.

________- Tu as l'air de bonne humeur, aujourd'hui, ma chérie. Que me vaut le plaisir de voir enfin un sourire sur ton visage ?


___Je ne répondis pas, mais saisis une tranche de pain brioché dans le toaster. Je m'assis sur une des chaises qui entouraient la table, commençai à arracher des morceaux de mie pour les rouler en boule et les mettre dans ma bouche. Je les suçotai lentement, attendant le chuchotement qui ne manquerait pas d'arriver.

________- Sia... Parle moi. Je t'en supplie, parle moi. Ne t'enferme pas dans ton silence. Ca fait trois ans. Passe à autre chose, Sia. Tu sais qu'elle n'aurait pas voulu que tu...


___Je me levai lentement et retournai dans ma chambre, laissant la tranche de pain à peine entamée sur la table et ma mère à ses inquiétudes. Une fois passé le pas de la porte, je me retournai et tournai la clé deux fois dans la serrure.
___Quand mes parents, craignant que je ne fasse de bêtises, avaient retiré la clé, je n'avais pas mangé pendant deux jours. Il me l'avaient rendue. Et toquaient régulièrement à la porte, espérant une réponse, un simple coup de l'autre côté de la porte leur répondant.

___J'ouvris la fenêtre, passai dans le jardin, le traversai, sautai par-dessus une barrière et rejoignis le chêne qui avait si souvent supporté mes sanglots. Je m'assis contre le tronc et observai le ciel.
___C'était comme un rituel. Le jour, je dévisageais les nuages, la nuit, je côtoyais les étoiles, continuant inlassablement à chercher des traces de Toi. Le paradis était une belle merde. On enfonce notre corps six pieds sous terre, et on nous jure que notre âme est apte à s'envoler vers le ciel. As-tu déjà vu un Homme s'envoler ? Je ne crois pas à l'existence des âmes. Sinon la Tienne se serait déjà manifestée à moi.




xxx




________- Dis, tu crois à la Vie après la Mort ?


___Nous étions encore allongées sur mon lit, les mains derrière la tête, fixant le plafond, nos pieds enlacés. Elle avait posé cette question sans prévenir, déchirant le silence tranquille qui s'était installé.

________- Oui. Tu crois sincèrement que la Mort peut nous séparer ? Non, c'est obligatoire qu'on se retrouve après être mortes... Donc il y a une vie après la Mort.

___Elle tourna sa tête vers moi et me sourit.

________- C'est ce que je pense aussi. De toute façon, on se retrouvera au Paradis.




xxx




___Cette phrase était devenue notre mot d'ordre, notre phrase de ralliement. Je l'avais détestée à l'instant où Tu m'avais annoncé ta maladie. Mais Toi, tu l'avais prononcé d'autant plus. C'était même la dernière phrase qui me venait de Toi.
___Je dépliai à nouveau ta dernière lettre, qui était toujours sur moi depuis 3 ans. Je l'avais reçue trois jours après Ta mort. Ta mère me l'avait envoyée, Tu lui avais demandé pendant que Tu agonisais. J'avais pleuré pendant une semaine, ne sortant que pour prendre les plateaux-repas que mes parents déposaient devant ma porte. Puis j'étais enfin sortie, pour jeter dans la poubelle les restes de notre amitié.




xxx




Deuxième essai.
Très fière de voir tous ces commentaires géniaux que vous m'avez laissé.
N'oubliez pas d'en laisser à nouveau sur ce chapitre si vous voulez être prévenues de la suite.
Ici, il faut voir le début des flashs backs entre avant et après le diagnostic du cancer.
Il y en aura beaucoup dans la suite de l'histoire, pour montrer l'importance de ce passé.

Je pense écrire mon troisième chapitre rapidement, je pars en vacances samedi prochain, pour un mois.
Je posterai dès mon retour, je pense écrire pendant ces vacances.
Si je peux, j'essayerai de venir sur la Toile et de vous poster le troisième chapitre avant mon retour.
Mais dites moi ce que vous pensez de ce chapitre.
Encore merci pour tous vos commentaires d'encouragements.

[Auriculaire]

# Posté le mardi 07 juillet 2009 06:04

Modifié le dimanche 02 août 2009 12:13

Numéro Trois. Number Three. Nummer Drei. Numero Tres. Nummer Drie.

Numéro Trois. Number Three. Nummer Drei. Numero Tres. Nummer Drie.
Music: *


Rire cristallin qui retentit dans un écho sans fin,
Cri etourdissant d'une douleur incommensurable.


<<Laisse moi Rêver,
la Réalité me rattrapera bien assez tôt.>>




xxx




___Le lendemain, j'abattis ma main sur le réveil mais ne me levai pas. Au contraire. J'enfonçais encore plus profondément ma tête sous la couette, et tentai de me rendormir. En vain. Ton image m'obsédait encore plus qu'à l'accoutumée. Et je me refusais à penser à la date d'aujourd'hui. Même si je savais parfaitement quel jour nous étions.
___10 Juillet.
___Date que je préfèrerais oublier. Mais mes parents ne sont visiblement pas de mon avis, car ils entrèrent en trombe dans ma chambre.

________- Bon anniversaire Sia! Tu as 19 ans aujourd'hui!


___Je levai une main et leur fit signe de partir.

________- Mais, Sia...


___Je levai la tête et leur adressai un regard furibond. Ma mère éclata en sanglots, mon père la prit par les épaules et ils sortirent. Tant mieux. Je voulais juste oublier cette putain de journée.




xxx




________- Hé, tu sais quoi?


___Elle me regarda avec un sourire en coin mais une lueur de curiosité dans les yeux.

________- Non, mais quelque chose me dit que je vais bientôt savoir...

________- J'ai eu une idée. J'ai 50 jours de plus que toi, alors le jour de mes 19 ans, on part toutes les deux pour 50 jours, on fait le tour des Etats Unis en voiture, et on rentre le jour de tes 19 ans.

________- C'est une super bonne idée, Sia! Et chaque jour, on prend une photo de nous deux. Après on les fait développer en double et on aura chacune un album photo de nous aux quatre coins des USA.

________- Pourquoi deux? Ca sert à rien, un deuxième album photo identique dans un seul et même appartement!


___Elle me dévisagea avec des yeux ronds.

________- C'est une invitation?

________- Oui, banane!

________- On se retrouvera au Paradis!

________- On se retrouvera au Paradis...Sauf si on y est déja, deux allumées comme nous, possible qu'on soit déja mortes...




xxx




___Et oui, nous avions de beaux rêves... Deux mois plus tard, on annonçait Ton cancer. Et huit mois plus tard, Tu disparaissais à jamais de la surface de la Terre, partant découvrir de nouveaux horizons, sans moi. J'étais restée clouée au sol, attachée par la promesse que j'avais dû Te faire. Tu avais bien joué sur ce coup, me prenant en traître pour éviter que je ne me dérobe.




xxx




________- Sia?

________-Oui?


___Elle était allongée sur le lit d'hopital, le teint blafard, le visage émacié. J'étais en train de somnoler, cherchant à échapper à une Réalité qui empirait de jour en jour.

________- Tu te souviens, quand on disait "A la Vie a la Mort..."

________- "...Mais à la Vie surtout." Oui, je me souviens.

________- "A la Vie surtout." Tu respecteras cette règle, hein Sia?


___Je restai silencieuse, ne sachant pas quoi répondre.

________- Sia... S'il te plait. Ne me suis pas. Ca ne vaudrait pas le coup. J'ai besoin que tu gardes un bout de moi ici. Tu n'as pas le droit de t'en aller toi aussi.

________- Tu n'as pas le droit de me demander ça.

________- Alexia...Je t'interdis de le faire. Tu dérogerais à toutes les promesses qu'on s'est faites. Ce serait comme une trahison. Je ne te demande que ça, respecte le s'il te plait.


___Je relevai la tête. Elle n'utilisait mon prénom complet que lorsqu'elle était en colère contre moi.

________- De toute façon tu ne vas pas mourir. C'est hors de question. Tu vas te battre contre cette saloperie, et dans 3 mois au maximum on dansera à nouveau toutes les deux.

________- Promets, Sia.





xxx




___J'avais promis. Et Toi, une semaine plus tard, Tu t'éteignais, laissant mon Ciel sombre et mon Univers vide. J'avais failli ne pas tenir ma promesse. Après tout, Tu n'avais pas tenu les tiennes. Mais je ne t'avais pas suivie, gardant dans ma tête le souvenir de ta phrase. Si je mourrais, plus rien de Toi ne survivrait. Et cette idée m'était intolérable.
___Alors la Vie avait repris son cours. Sans Toi. Et sans une partie de Moi. J'avais séché les cours, mes parents avaient écrit des mots et j'avais redoublé ma seconde. J'avais changé de lycée, et au bout de deux mois, plus personne ne s'était aventuré à me parler, et les rumeurs sur mon mutisme s'étaient estompées.
___Maintenant, je vais entrer dans une école de journalisme. J'ai abandonné notre rêve d'aller dans une école de danse, et mon corps n'a plus jamais chanté en même temps que la Musique. Mes bras ne s'élevant plus vers les étoiles à l'unisson des Tiens, mes pieds ont cessé de tourner et de virevolter. Mes oreilles sont devenues hostiles aux Sons, ma voix n'a plus chanté a tue-tête sous la douche. Je reste des heures assise près du grand chêne, et les seules pensées qui m'obsèdent sont mes Souvenirs. Tu me manques.

___Comment le Monde peut-il continuer à tourner si Steph n'est plus la?




xxx




Bonne nouvelle!
Vive les maisons de location qui ont internet!
Je pourrai donc poster tout au long des vacances...
Que pensez vous de ce chapitre?
Je le trouve un peu à l'eau de rose, mais c'est necessaire, je trouve.
N'oubliez pas de me faire part de vos impressions et de laisser un commentaire pour être prévenues de la suite...
Dernière chose: souhaitez vous que je mette en ligne un article contenant les dates des évènements?
J'y ai recours pour écrire, alors peut-être que ça vous aidera à lire...
Merci pour tous vos commentaires :)


[Auriculaire]

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 07:06

Modifié le dimanche 02 août 2009 12:12

Numéro Quatre. Number Four. Nummer Vier. Numero Cuatro. Nummer Vier.

Numéro Quatre. Number Four. Nummer Vier. Numero Cuatro. Nummer Vier.
Music: * ____Traduction: *


Courbe harmonieuse de Vie qui doucement se dédouble,
Mouvement d'espoir a peine esquissé qui s'évanouit en silence.


<<Hé...Tu sais quoi?...Je t'Aime.>>




xxx




___Deux mois ont passé. Deux mois de Vide, sans aucun élément perturbateur. Les jours se sont simplement écoulés, mornes et sans plaisirs, le Temps a passé, inutile et ininterressant. Seule je suis restée, imperturbable. Comme depuis trois ans. Si une parcelle de Toi a réellement réussi à partir là-haut, Tu m'as bien vue, n'est-ce pas? Le même quotidien vide de sens depuis trois ans.
___Aujourd'hui c'est la rentrée. Quatrième rentrée sans Toi. Déja la moitié des rentrées que l'on a fait ensemble. Je me souviens encore de notre rentrée de CE1.




xxx





___Je jetais désespérémment des regards affolés autour de moi. Mes parents m'avaient changé d'école après qu'un garçon m'ait raconté comment on faisait les enfants. Tout cet univers nouveau me terrorisait. C'était la rentrée, j'étais dans une école que je n'avais jamais vue, je ne connaissais personne. Autant dire que j'avais les larmes aux yeux quand elle a posé sa main sur mon épaule.

________- Salut! Je m'appelle Stephane, et toi? Pourquoi tu as peur comme ça? Tu es nouvelle? Tu veux bien être mon amie? T'as quel age? Ou sont tes parents? Qu'est-ce qu'il y a de marqué sur ton cartable? Dis, pourquoi tu réponds pas?

___Je ne répondais pas parce qu'elle ne me laissait tout simplement pas le temps. Je m'appelais Alexia, j'avais peur parce que j'étais perdue, oui j'étais nouvelle, oui je voulais bien être son amie, sauf si elle ne me laissait jamais parler, j'avais 6 ans, mes parents étaient en voyage d'affaires, le chauffeur m'avait déposé devant l'école sans s'attarder, sur mon cartable c'était marqué Burberry, et j'avais vraiment vraiment très envie de faire pipi.
___A partir de ce jour là, nous ne nous sommes plus quittées. Stephane et Alexia sont devenues Steph et Sia, les deux S. notre symbole? le sigle Paragraphe, deux S encastrés l'un dans l'autre. Inséparables. Comme nous.




xxx





___Je passai sous le porche d'entrée de l'école de journalisme. Seule, à nouveau. Mais cette fois, Tu ne viendras pas poser ta main sur mon épaule. Je me dirigeai vers les panneaux d'affichage situés en face de l'entrée, devant une pelouse immaculée parsemée de bosquets et de parterres fleuris. Enfin, censés être fleuris. L'été avait été chaud, les fleurs avaient souffert, et étaient plus jaunes que roses...
___Ma promotion devait se réunir dans l'amphithéatre C, au fond de la cour.Je traversais celle-ci et m'arrêtai devant un bâtiment commun, en crépi rose sali par les ans. J'étais la seule étudiante, en avance. Des élèves arrivaient tous les uns après les autres, mais aucun n'atteignait mon amphithéatre, ils s'arrêtaient tous devant d'autres bâtiments à l'aspect rébarbatif. Je commençais à me demander si je ne m'étais pas trompée lorsqu'un jeune homme blond aux yeux bleus vint s'adosser au mur à côté de moi. Il avait négligemment jeté son sac par-dessus son épaule et mis une de ses mains dans sa poche.
___Il était vêtu d'un jean Diesel, d'un polo Ralph Lauren noué autour de son cou et d'une chemise Lacoste. Je compris alors pourquoi mes parents avaient insisté pour que j'aille dans cette école. Exactement le même genre que toutes les écoles privées dans lesquelles nous étions allées, toutes les deux. Ecoles de riches, écoles de bourgeois, écoles de bons élèves. Je soupirai en levant les yeux au ciel. C'est à ce moment que Blondie se décida à s'intéresser à moi. Il me dévisagea de haut en bas, ralentit à la hauteur de mes hanches et de mes seins, puis se fixa sur mes yeux. Il esquissa un sourire avant de prendre la parole.

________- T'as d'beauux yeux, tu sais? Vous habitez chez vos parents?

___Je ne pris même pas la peine de répondre. Avoir une réputation de muette me permettait d'éviter ce genre de faux Don Juan dans mon ancien lycée. Ici, il faudrait tout recommencer. Loin d'être découragé par mon mutisme, Blondie s'approcha de moi, toujours en me fixant du regard. Il me tendit la main et repartit à l'assaut.

________- Charles de la Vayre, enchanté. Comment se prénomme votre si joli minois?

___L'arrivée d'un nouvel étudiant me dispensa de parler. Il avait le sourire aux lèvres et balançait le bras au rythme de la Musique qu'il écoutait avec son casque. Ses yeux rieurs se posèrent sur moi avant de fixer Charles. Son sourire devint moqueur et, sans un mot, il s'appuya à l'arbre en face de moi. Charles soutint son regard puis se tourna vers moi, qui continuais de fixer le nouvel arrivant.

________- Mademoiselle, je vous présente le plus grand ténébreux de l'école, Eytan Enroe. Monsieur se croit supérieur à tout le monde et n'estime pas nécessaire de s'adresser à qui que ce soit. Il garde constamment son sourire hautain au lèvres et vous considèrera de haut durant toute l'année. Je le sais, j'étais dans le même lycée que lui. Le seul moment où vous pourrez entendre sa voix sera le moment où il posera une question à un professeur. Donc ne perdez pas votre temps avec lui, et concentrez vous sur les gens normaux.

___Il appuya sur ce dernier mot mais je ne lui prêtais pas attention. Je me demandais ce que pouvait bien écouter cet Eytan. Il avait l'air...Heureux. C'était même plus fort que ça, il avait une Aura qui dégageait du bonheur à l'état pur. On aurait dit qu'en s'approchant de lui, tous nos souvenirs malheureux disparaitraient. Ses yeux d'un vert étonnant étaient à moitié clos, ses lèvres fines étaient étirées en un sourire perpétuel, des mèches de cheveux bruns retombaient négligemment sur son front et sa tête était renversée en arrière comme pour mieux savourer un instant de bonheur. Sa position était parfaite. Chacun de ses muscles étaient reposés de telle manière qu'ils formaient une courbe harmonieuse. Le regarder me donnait une envie irrépressible de danser, comme lorsque nous nous cachions dans les toilettes des filles pour essayer un nouveau mouvement entre deux heures de cours, Tu te souviens?
___Je me maitrisai avec peine et détournai le regard. Je me levai et commençai à marcher de long en large devant la porte. Charles ne relança pas la conversation, pas plus qu'Eytan, et d'autres étudiants nous rejoignirent, remplaçant le silence par un joyeux brouhaha. Je ne me retournai plus mais sentis un regard vert émeraude dans mon dos jusqu'à la sonnerie de la cloche. J'entrai alors dans l'amphithéatre et m'assis tout au fond, dans un coin. Quelqu'un s'assit à côté de moi. Je tournai la tête, m'attendant à voir Charles. C'était Eytan.




xxx





Bonjour!
Chapitre posté rapidement,
Je profite des vacances pour écrire,
Et je dois dire que je m'amuse bien.
Vos commentaires sont pleins de compliments,
Et j'ai toujours une idée dans la tête en ce qui concerne la suite de l'histoire.
Donc tout va bien.
Changement dans ce chapitre.
Le prochain sera du point de vue de Eytan.
Comment trouvez vous ce prénom?
Je le voulais original, et j'aime bien.
Mais vous ne trouvez pas que cette rencontre ressemble à d'autres livres?
Twilight, Ewilan, Harry Potter... j'ai l'impression de tous les copier...

[Auriculaire]

# Posté le mercredi 29 juillet 2009 11:52

Modifié le vendredi 07 août 2009 13:21